Vous vous souvenez de ces visites auxquelles vos parents vous emmenaient lorsque vous étiez au collège, pour vous aider à illustrer une page de géographie ou d’histoire ? Et bien cette visite, le 16 août dernier, des chais de Noilly-Prat à Marseillan, a ce petit quelque-chose de suranné, d’un peu scolaire, comme des expos dans d’anciennes écoles… de délicieusement vieillot, quoi !

Dès l’entrée dans les chais une odeur d’alcool plane sans que ce soit désagréable, cela vous tourne juste un peu la tête et vous vous sentez petits comme Alice, devant les foudres de chêne du Canada remplis de deux vins blancs de la région : soit la Clairette, soit le Picpoul, qui composeront le Noilly-Prat. L’odeur du bois, de la poussière du sol viennent s’ajouter à celle de l’alcool pour vous enivrer. On ne reste pas longtemps dans cette salle. De façon générale, la visite est courte, l’exposé léger, notre guide Alexandra charmante et nous la remercions mentalement de ne pas réciter son texte…
Ces deux vins sont ensuite transférés, toujours indépendamment, dans des fûts plus petits de 600 litres, appelés « demi-muids ». On les expose 1 an dans une grande cour intérieure où on les arrose 3 fois/jour pour contrer au maximum une évaporation inévitable au-cours de cette année dehors. Exposition aux caprices du temps nécessaire pour de précieuses transformations biochimiques. L’évaporation du vin porte le doux nom de… «part des anges ». Après avoir pris l’air, nous retournons dans les vapeurs d’alcool…
Les deux vins qui composent le Noilly-Prat sont alors enfin assemblés dans des barriques exposées dans un grand chai et on y ajoute des esprits de framboise et de citron ainsi que de la mistelle, un jus de raisin non fermenté additionné d’eau-de-vie de vin. Puis viennent les fameuses 20 herbes et épices du vermouth français. Il n’y a donc pas de millésime, les productions sont toujours égales en qualité et en goût.
A l’entrée de ce chai, dans lequel les vins infusent plusieurs mois dans ce mélange de plantes aromatiques, on a une reconstitution de ce qu’était le bureau de l’herbaliste (oui, oui, ce terme existe, il désigne une connaissance approfondie des herbes médicinales), avec écorces, épices et aromates frais…ce qui nous change quand même des expos où on tousse tellement c’est poussiéreux !
Orange amère, coriandre, muscade, camomille ou encore iris font entre autres, partie de la liste des 20 constituants qui aromatisent le Noilly-Prat. Mélange secret, chuuuuut !...Il faut bien imaginer que cela fait 200 ans que ça dure…
L’embouteillage ne se fait pas sur place, mais dans l’usine de Beaucaire.
Après un court film sur l’entreprise et la famille, on sort en passant PAR une barrique (!) et une petite dégustation des 3 différents Noilly-Prat nous attend au bar: dry, rouge et ambré. Attention, le rouge et l’ambré sont vendus en exclusivité ici, à la boutique. On peut parfois trouver le rouge à l’export.
Le dry, un vermouth qui titre à 18° a un premier nez assez « potager » et un goût vraiment aromatique, tirant sur l’écorce d’orange, le pamplemousse, la graine de coriandre et a même des accents floraux verts de camomille, d’iris…on est dans un potager, un jardin.
Si on devait le définir en un mot…la carotte !
Le rouge, à 16°, a un nez très cannelle, puis est au goût, plus boisé. Sa couleur est tuilée, cuivrée. Ce vin est doux sans être sucré, légèrement épicé comme le clou de girofle. Persistance du fond aromatique bien sûr.
Ambiances : le cuir, l’intérieur d’une boîte à cigares.
L’ambré, plus clair que le rouge et qui a ma préférence, moi qui suis très « bec sucré », toujours à 16°, a un nez plus doux encore, assez mono-aromatique, plus vanillé, avec un goût plus près de celui d’un vin liquoreux classique et plus charnu que les 2 précédents.
Impression : l’orange confite, la vanille.
En France, on ne boit pas beaucoup de cocktails, mais à l’étranger, en particulier aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, c’est beaucoup plus entré dans les mœurs et le Noilly-Prat y est fameux.
On vous donnera au bar en sortant plein d’idées de cocktails …et ensuite, libre à vous de le boire, comme James Bond… « au shaker, pas à la cuillère » !
Si vous avez le temps, faites la visite privilège avec le maître de chai, pour
9 euros, sur RV au 04 67 77 20 15.
Nous aurions adoré voir l’escalier créé pour l’entreprise par un jeune homme prometteur nommé…Gustave Eiffel, mais il est trop abîmé, on ne le montre plus aux visiteurs. C’est également Eiffel qui avait dessiné le logo pour la famille.

Noilly-Prat, 1 rue Noilly à Marseillan. www.noillyprat.com
Dès l’entrée dans les chais une odeur d’alcool plane sans que ce soit désagréable, cela vous tourne juste un peu la tête et vous vous sentez petits comme Alice, devant les foudres de chêne du Canada remplis de deux vins blancs de la région : soit la Clairette, soit le Picpoul, qui composeront le Noilly-Prat. L’odeur du bois, de la poussière du sol viennent s’ajouter à celle de l’alcool pour vous enivrer. On ne reste pas longtemps dans cette salle. De façon générale, la visite est courte, l’exposé léger, notre guide Alexandra charmante et nous la remercions mentalement de ne pas réciter son texte…
Les deux vins qui composent le Noilly-Prat sont alors enfin assemblés dans des barriques exposées dans un grand chai et on y ajoute des esprits de framboise et de citron ainsi que de la mistelle, un jus de raisin non fermenté additionné d’eau-de-vie de vin. Puis viennent les fameuses 20 herbes et épices du vermouth français. Il n’y a donc pas de millésime, les productions sont toujours égales en qualité et en goût.
A l’entrée de ce chai, dans lequel les vins infusent plusieurs mois dans ce mélange de plantes aromatiques, on a une reconstitution de ce qu’était le bureau de l’herbaliste (oui, oui, ce terme existe, il désigne une connaissance approfondie des herbes médicinales), avec écorces, épices et aromates frais…ce qui nous change quand même des expos où on tousse tellement c’est poussiéreux !
Le dry, un vermouth qui titre à 18° a un premier nez assez « potager » et un goût vraiment aromatique, tirant sur l’écorce d’orange, le pamplemousse, la graine de coriandre et a même des accents floraux verts de camomille, d’iris…on est dans un potager, un jardin.Si on devait le définir en un mot…la carotte !
Le rouge, à 16°, a un nez très cannelle, puis est au goût, plus boisé. Sa couleur est tuilée, cuivrée. Ce vin est doux sans être sucré, légèrement épicé comme le clou de girofle. Persistance du fond aromatique bien sûr.
Ambiances : le cuir, l’intérieur d’une boîte à cigares.
L’ambré, plus clair que le rouge et qui a ma préférence, moi qui suis très « bec sucré », toujours à 16°, a un nez plus doux encore, assez mono-aromatique, plus vanillé, avec un goût plus près de celui d’un vin liquoreux classique et plus charnu que les 2 précédents.
Impression : l’orange confite, la vanille.
On vous donnera au bar en sortant plein d’idées de cocktails …et ensuite, libre à vous de le boire, comme James Bond… « au shaker, pas à la cuillère » !
Si vous avez le temps, faites la visite privilège avec le maître de chai, pour
9 euros, sur RV au 04 67 77 20 15.
Nous aurions adoré voir l’escalier créé pour l’entreprise par un jeune homme prometteur nommé…Gustave Eiffel, mais il est trop abîmé, on ne le montre plus aux visiteurs. C’est également Eiffel qui avait dessiné le logo pour la famille.

Noilly-Prat, 1 rue Noilly à Marseillan. www.noillyprat.com
Entrée 4€





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
LES COMMENTAIRES NON SIGNES NE SERONT PAS PUBLIES. MERCI !