De l’eau, de l’air, la vie !Amusant comme une source bouillonnante au fond d’un champ, qui n’intéressait personne jusqu’au 19ème siècle a pu devenir un des fleurons du groupe Nestlé !
En 1841, un des propriétaires, Alphonse Granier commence à s’intéresser à cette source sur le domaine des Bouillens, et à ses vertus curatives. Il avait même créé un petit établissement thermal.
Malheureusement, après un incendie, il n’arrive pas à redresser financièrement la société et de vente en vente, la source se retrouve aux mains du docteur Perrier, nouveau propriétaire en 1898.Il décide de commercialiser cette eau gazeuse sous le nom de Société des eaux minérales de Vergèze, résultat d’une exception géologique…pas facile, facile, à l’époque de contenir de l’eau gazeuse dans une bouteille, sans que cela n'explose ! Il trouvera le moyen par une capsule métallique de la maintenir dans la bouteille. En parallèle, il croit toujours à ses vertus thermales.
Et la marque devient Perrier:
Mais devant la difficulté financière de faire sortir son invention de l’ombre, la firme est rachetée un lord anglais au début du 20ème siècle, Saint-John Harmsworth, qui décide alors seulement, en hommage au docteur, de l’appeler Source Perrier (le docteur restera directeur scientifique de la société jusqu’à sa mort).
Lui par-contre, se moque comme d’une guigne de l’activité thermale qui a du mal de toute façon à démarrer, mais veut lancer dans tout l’Empire britannique ce « soft drink » dont les Anglais raffolent.
Il créé la forme de la bouteille en regardant ses massues indiennes, avec lesquelles il faisait sa musculation ! La société Perrier est véritablement lancée.Entre la mort de Harmsworth en 1933, et 1947, la société est aux mains d’actionnaires anglais et tourne au ralenti.
Le renouveau de la marque:
Plus tard, après la guerre, un jeune agent de change, Gustave Leven, à qui on demande de vendre la société, comprend tout le potentiel de la belle endormie et l’achète pour son compte.
Il relance Perrier telle qu’on la connaît de nos jours, avec des pubs amusantes ou des accords commerciaux innovants dans le monde du sport, notamment.


La visite de la source:Après ce rapide historique, nous sommes donc allés voir la fameuse source, en passant devant les anciennes usines et un kiosque placé juste au-dessus de la source, dans lequel de jolies trompettes devaient « chanter » grâce aux bulles de l’eau…mais qui ont rouillé moins d’un mois après leur mise en place…


A la fin des années 20, on décide de protéger la source sous une voûte de béton afin que le mistral n’y dépose plus de saletés. Nous descendons donc sous le kiosque.
Je me suis permis d’emprunter cette photo au guide du Routard, car la photo rend bien mieux que la mienne, même si sur la mienne on voit que ça bouillonne.
Les cloches permettent de récupérer le gaz qui s’échappe de l’eau pour le réinjecter par la suite dans les bouteilles.Nous avons été un peu déçus de ne pas pouvoir visiter l’usine, mais les normes étant de plus en plus draconiennes, ce n’est plus possible pour le public, à présent.
Dégustation dans le parc:
Après la visite guidée de la source, on nous offre une bouteille de Perrier nature ou citron-citron vert (à présent uniquement vendue aux USA, comme celle au pamplemousse) et on peut visionner des pubs ou voir des objets publicitaires. Passage par la boutique possible. Le lustre y est d’ailleurs assez amusant.
La salle d’exposition :
Et le beau parc où vous pouvez déambuler à votre guise.
Source Perrier. Les Bouillens. 30310 Vergèzewww.perrier.com





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